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Internet, TIC et éducation

  • L'Agence mondiale de Solidarité Numérique, suite

    Ils accompagnent la mise en œuvre de nombreux projets visant à créer de réelles infrastructures numériques et un nouvel élan communicationnel au sein de ces collectivités.

    Nous n’avons pas trouvé le budget du Fond mais celui-ci est alimenté par plusieurs mécanismes de financement : des contributions volontaires provenant des Etats, des collectivités ou des entreprises. La source principale de financement, néanmoins, reste celle du « pour cent numérique » : « Il s’agit d’une contribution de 1% sur les marchés publics relatifs aux technologies de l’information, payée par le vendeur sur sa marge ».

    Réduire la fracture numérique dans les pays les moins développés ne peut plus être considéré comme un luxe contingent aujourd’hui ; dans un monde surinformé, « le manque d’accès à l’information » équivaut nécessairement à  « inégalité ».

    Grâce à l’ASN et au FSN, l’ordinateur, le réseau et les personnes qui l’animent, échangent et produisent du contenu, deviennent les nouveaux médias, renforcent la société civile et participent au développement de la démocratie.

     

    Pour prolonger ce billet

    Un compte-rendu des activités de l'université numérique d'été proposé par le blog Qui vivra verra / Le rendez-vous du donner et du recevoir

    La vidéo d'un reportage réalisé par direct 8 sur le projet éducation numérique pour tous porté par Alain Madelin président du Fonds mondial de solidarité numérique sur Dailymotion

    Un mémoire sur l'apport du "web 2.0" à la solidarité numérique par Destiny Tchehouali, en stage à l'agence en 2008

  • L'Agence mondiale de Solidarité Numérique

    Les actions de réduction des inégalités en matière d’accès à l’information ne semblent pas, de prime abord, être les plus urgentes, ni les plus cruciales.

    Cette problématique de l’ICT4D (information & communication for development) est posée justement dans les pages 8 à 11 du rapport rédigé par Albert Masetti-Zanini de la London School of Economics en octobre 2007 : Web 2.0 and International Development NGOs (en anglais), questionnant “la sagesse de dépenser de l’argent en infrastructures techniques quand un grand nombre de personnes dans les pays en développement ont à peine à manger”.

    Si certains réduisent le problème à une dichotomie "pain-vs-ordinateur", cette approche semble insuffisante car elle revient à nier "le besoin des pays en développement de s’adapter aux changements de la société de l’information, et à refuser aux pauvres un outil essentiel qui pourrait les aider à améliorer leur mode de vie".

    Voici quelques exemples cités dans l’étude d’Albert Masetti-Zanini : "En Gambie, les infirmières des villages reculés ont utilisé des cameras digitales afin de télécharger les images de symptôme des patients sur l’ordinateur pour ensuite les transférer à des centres de santé en Europe pour étude, s’assurant ainsi d’un diagnostic et d’un traitement de la maladie plus juste. A Andrhra Pradesh, en Inde, les bureaux du cadastre ont numérisé et mis en réseau leurs dossiers, éliminant alors les anciennes pratiques obscures d’évaluations de propriété touchées par la corruption. Accéder à l’information est également essentiel pour les personnes dont les modes de vie dépendent de leur connaissance des prix réels de leurs produits. Des fermiers et pêcheurs en Inde sont maintenant capables de vérifier les prix du marché de leurs biens en utilisant les téléphones portables connectés au réseau."

    Dans un monde de plus en plus interdépendant en matière d’échanges d’informations, le développement et l’évolution vers des sociétés de l’information associé à l’appropriation par les populations des nouveaux moyens de communication est un enjeu majeur : en particulier dans les domaines de la santé, de l’enseignement, de la gestion etc.

     

    L’Agence mondiale de Solidarité Numérique (ASN) et le Fond mondial de Solidarité Numérique (FSN) ont été créés en 2005 pour réduire cette fracture qui freine le développement de société de l’information dans les pays les moins développés.

    Suite au succès du « Sommet de Lyon », qui a réuni en décembre 2003 plus de 300 élus du monde entier pour débattre des grands enjeux de la société de l’information au 21ème siècle les villes de Lyon, de Genève, la province du Piémont et que la République du Sénégal ont engagé une initiative mondiale sur la solidarité numérique. Les sommets qui ont suivi, ceux de Genève (2003), de Tunis (2005) ont également représenté des étapes importantes dans la création de l’ASN.

    Le Fond et L’Agence mondiale de Solidarité Numérique agissent principalement sur le renforcement des capacités numériques au niveau des communautés locales.

     

  • L’industrie numérique démocratise la création artistique

    Industrialisation ou démocratisation avec le numérique ?

    Il y a quelques années, l’arrivée de l’informatique a complètement bouleversé le processus de création artistique. Mais aujourd’hui, avec un peu de recul, on peut se demander si cette révolution est véritablement bénéfique...

    Il est tout d’abord nécessaire de rappeler ce qui a vraiment changé avec l’apparition du numérique. En schématisant, il apparaît qu’il y a trois nouveautés : tout d’abord, des réseaux non linéaires, ensuite, des processus dynamiques, et enfin, des expériences individuelles dans le temps et dans l’espace. Tout ceci a ouvert des perspectives nouvelles dans le processus de création artistique. Ainsi, aujourd’hui, n’importe quel profane, à l’aide de logiciels de plus en plus accessibles peut, depuis sa chambre ou son bureau, s’exprimer et créer librement.

     

    Alors, tout va bien dans le meilleur des mondes ? Et bien, pas tout à fait si on se met dans la peau d’un créateur. En effet, si on peut aujourd’hui faire des merveilles avec un petit ordinateur, il apparaît qu’il y a une barrière au niveau financier en ce qui concerne les grosses créations.

    C’est ce qu’exprime Bruno Loth, créateur, pour qui la vraie question est de savoir si on peut arriver au même résultat avec ou sans l’informatique. Apres une période d’enchantement presque béat dû à l’attrait de la nouveauté, il avoue en être quelque peu revenu et se tourner de nouveau vers les techniques traditionnelles. Ainsi il navigue aujourd’hui entre celles-ci et le numérique.

  • Cours hybrides et interactions en ligne : l'apprentissage du Chinois

    Un article consacré aux formations hybrides dans le domaine des langues étrangères - et en particulier des cours de Chinois - qui sont de plus en plus nombreuses,  mais s’avèrent parfois instables dans le temps suite à leur création.

    Les auteurs étudient l’hypothèse selon laquelle ces évolutions seraient liées au déroulement des interactions élève/professeur qui ont effectivement eu lieu dans le cadre de ces formations.

    L’analyse des données issues d’entretiens avec des concepteurs de formations en langue pour spécialistes d’autres disciplines (Chinois en particulier) leur a permis d’identifier les pratiques d’interaction, les représentations des concepteurs des modules de cours et les évolutions de ces formations hybrides où l'outil multimeda/internet compte autant que le cours de langue lui-même...

    Les auteurs ont dégagé quatre tendances des formations hybrides en langues : introductive (des Tice), optimisatrice, réorganisatrice et collaborative. DEGACHE, Christian et Elke NISSEN, 2008, Alsic, Vol. 11, n° 1

  • MUSIQUE et numérique

    On le sait, le numérique n’est pas une solution miracle dans l'univers de la musique et pour certains, pourrait presque être un danger.

    Ainsi, pour le directeur de Média Cités, l’industrie numérique prototype la création. Par exemple, il y a quelques années, lorsque la musique « dance » connaissait un grand succès, le rythme de tous les morceaux était de 90 bits par minute. Cela s’explique par le fait que le logiciel proposait ce rythme par défaut et que les gens ne savaient pas le modifier !

    L'adaptation du numérique aux musiciens

    musique-lisa-yang.JPGLe numérique pose donc des difficultés (machines chères, logiciels rapidement obsolètes) et tout le monde s’accorde pour dire qu’il est extrêmement difficile pour les artistes de vivre de leurs œuvres, et cela, pour plusieurs raisons : marché très étroit pour ce type d’œuvre, frilosité des pouvoirs publics et des galeries, désertion des industriels ( nous sommes ainsi très en retard sur nos voisins allemands car la vision française est de penser que lorsqu’il y a finance privée, ce n’est plus de l’art).

    Ce qu’il faudrait ? Pour certains musiciens professionnels comme la violoniste Lisa YANG, on manque de lieux de rencontre entre les artistes, de lieux de fabrication, de démonstration et de médiation.

    Anolga Rodionoff, maître de conférence à l’Université Paris VIII partage cet avis et insiste sur le besoin d’équipements dans des espaces collectifs, afin que les artistes, pianistes, violonistes, chanteurs... puissent travailler en commun et mutualiser le matériel.

    On le voit donc, si aujourd’hui l’art numérique se singularise par le fait que le créateur est seul chez lui, il semble nécessaire qu’il se tourne vers une démarche plus collective.

    Il est donc important de ne pas confondre industrialisation de la diffusion et démocratisation. En clair, ce n’est pas parce que l’on a accès à quelque chose que l’on peut se l’approprier. Il apparaît donc nécessaire que les artistes et musiciens s’approprient leurs moyens de production pour pouvoir s’en détourner.

  • Lecture : Just A Pilgrim - Vol.1 de Garth Ennis

    Après Preacher et ses 66 numéros d’irréligieuses boucheries, éviscérations, incestes, énucléations, émasculations, tronçonnages, viols, tortures et autres délicatesses, on croyait avoir tout vu avec Garth Ennis. Nous étions en 2000 et nous avions tort. Il pouvait bien pire.


    En 2001, l’irlandais fou revient avec son complice Carlos Ezquerra aux dessins pour l’abominable "Just A Pilgrim".

    L'histoire de Just a Pilgrim

    pilgrim.JPGDans un futur indéterminé, la prédiction des scientifiques s’est accomplie. Le soleil en fin de vie a commencé une période d’expansion brutale, dévorant Mercure et Venus, provoquant le cataclysme qui est resté sous le nom de La Brûlure. Tout la surface du globe a été carbonisée, les océans se sont évaporés. Ce qui reste de l’humanité, les rescapés protégés au moment de la Brûlure, erre sur une planète dévastée, parcourant les grandes plaines océaniques désormais à nues en quêtes des dernières zones habitables. Un groupe de colons vient de quitter les Féroés et cherche à passer la Grande Dorsale Atlantique.

    Hélas pour eux, les voilà en plein territoire du sanguinaire Castenado, sanguinaire seigneur de la guerre de ce nouveau Far West. Les colons sur le point d’être massacrés par les hordes de Castenado ne doivent d’en réchapper qu’à l’intervention d’un mystérieux personnage, le Pèlerin.


    Mais bien vite, il apparaît que le sauveur est un bien étrange personnage, abominablement violent et cynique, en conversation avec Dieu, citant des extraits des textes sacrés en même temps qu’il explose les cervelles au calibre 44. Et si ça ne suffisait pas, le Pèlerin cache un passé plus que glauque et ses motivations dans l’accomplissement de Son œuvre pourrait en refroidir plus d’un.
    Le personnage du Pèlerin n’est pas sans rappeler le Saint des Tueurs de Preacher  et on retrouve beaucoup des gimmick d’écriture de Ennis (le poissard absolu et tête de turc du destin, personnage récurrent dans son œuvre).

    Just A Pilgrim, c’est Mad Max

    Just A Pilgrim, c’est Mad Max meet Preacher meet Rob Zombi (version réalisateur). Question originalité, on repassera mais question inventivité dans l’horreur, difficile de faire mieux (ou pire c’est selon).
    Niveau graphique, Carlos Ezquerra s’en sort honorablement et sert le récit correctement sans plus. Je n’ai jamais été fan de son boulot (sur Bloody Mary déjà avec Ennis), on a un peu l’impression d’un Darrick Robertson du pauvre.
    On ne ressort pas indemne de cette lecture, autant le dire franchement. La brutalité de certains passages peut franchement vous amener la nausée. Là où Preacher jouait la carte de l’humour ou du machisme sudiste, rien ne vous sauve de l’horreur glauque de Just A Pilgrim.
    Remarquablement écrit, mené tambour battant, bourré d’idées novatrices sur un sujet plus que rebattu, outrancier comme il se doit pour du Ennis, Just A Pilgrim n’est pas à mettre en toutes les mains.

    Scénario : Garth Ennis
    Dessins et encrage : Carlos Ezquerra
    Parution initiale en 5 numéros de mai à septembre 2001 aux USA chez Black Bull.
    Edition française compilé en un volume en février 2002 chez Semic.