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Internet, TIC et éducation

  • Cours hybrides et interactions en ligne : l'apprentissage du Chinois

    Un article consacré aux formations hybrides dans le domaine des langues étrangères - et en particulier des cours de Chinois - qui sont de plus en plus nombreuses,  mais s’avèrent parfois instables dans le temps suite à leur création.

    Les auteurs étudient l’hypothèse selon laquelle ces évolutions seraient liées au déroulement des interactions élève/professeur qui ont effectivement eu lieu dans le cadre de ces formations.

    L’analyse des données issues d’entretiens avec des concepteurs de formations en langue pour spécialistes d’autres disciplines (Chinois en particulier) leur a permis d’identifier les pratiques d’interaction, les représentations des concepteurs des modules de cours et les évolutions de ces formations hybrides où l'outil multimeda/internet compte autant que le cours de langue lui-même...

    Les auteurs ont dégagé quatre tendances des formations hybrides en langues : introductive (des Tice), optimisatrice, réorganisatrice et collaborative. DEGACHE, Christian et Elke NISSEN, 2008, Alsic, Vol. 11, n° 1

  • MUSIQUE et numérique

    On le sait, le numérique n’est pas une solution miracle dans l'univers de la musique et pour certains, pourrait presque être un danger.

    Ainsi, pour le directeur de Média Cités, l’industrie numérique prototype la création. Par exemple, il y a quelques années, lorsque la musique « dance » connaissait un grand succès, le rythme de tous les morceaux était de 90 bits par minute. Cela s’explique par le fait que le logiciel proposait ce rythme par défaut et que les gens ne savaient pas le modifier !

    L'adaptation du numérique aux musiciens

    musique-lisa-yang.JPGLe numérique pose donc des difficultés (machines chères, logiciels rapidement obsolètes) et tout le monde s’accorde pour dire qu’il est extrêmement difficile pour les artistes de vivre de leurs œuvres, et cela, pour plusieurs raisons : marché très étroit pour ce type d’œuvre, frilosité des pouvoirs publics et des galeries, désertion des industriels ( nous sommes ainsi très en retard sur nos voisins allemands car la vision française est de penser que lorsqu’il y a finance privée, ce n’est plus de l’art).

    Ce qu’il faudrait ? Pour certains musiciens professionnels comme la violoniste Lisa YANG, on manque de lieux de rencontre entre les artistes, de lieux de fabrication, de démonstration et de médiation.

    Anolga Rodionoff, maître de conférence à l’Université Paris VIII partage cet avis et insiste sur le besoin d’équipements dans des espaces collectifs, afin que les artistes, pianistes, violonistes, chanteurs... puissent travailler en commun et mutualiser le matériel.

    On le voit donc, si aujourd’hui l’art numérique se singularise par le fait que le créateur est seul chez lui, il semble nécessaire qu’il se tourne vers une démarche plus collective.

    Il est donc important de ne pas confondre industrialisation de la diffusion et démocratisation. En clair, ce n’est pas parce que l’on a accès à quelque chose que l’on peut se l’approprier. Il apparaît donc nécessaire que les artistes et musiciens s’approprient leurs moyens de production pour pouvoir s’en détourner.

  • Lecture : Just A Pilgrim - Vol.1 de Garth Ennis

    Après Preacher et ses 66 numéros d’irréligieuses boucheries, éviscérations, incestes, énucléations, émasculations, tronçonnages, viols, tortures et autres délicatesses, on croyait avoir tout vu avec Garth Ennis. Nous étions en 2000 et nous avions tort. Il pouvait bien pire.


    En 2001, l’irlandais fou revient avec son complice Carlos Ezquerra aux dessins pour l’abominable "Just A Pilgrim".

    L'histoire de Just a Pilgrim

    pilgrim.JPGDans un futur indéterminé, la prédiction des scientifiques s’est accomplie. Le soleil en fin de vie a commencé une période d’expansion brutale, dévorant Mercure et Venus, provoquant le cataclysme qui est resté sous le nom de La Brûlure. Tout la surface du globe a été carbonisée, les océans se sont évaporés. Ce qui reste de l’humanité, les rescapés protégés au moment de la Brûlure, erre sur une planète dévastée, parcourant les grandes plaines océaniques désormais à nues en quêtes des dernières zones habitables. Un groupe de colons vient de quitter les Féroés et cherche à passer la Grande Dorsale Atlantique.

    Hélas pour eux, les voilà en plein territoire du sanguinaire Castenado, sanguinaire seigneur de la guerre de ce nouveau Far West. Les colons sur le point d’être massacrés par les hordes de Castenado ne doivent d’en réchapper qu’à l’intervention d’un mystérieux personnage, le Pèlerin.


    Mais bien vite, il apparaît que le sauveur est un bien étrange personnage, abominablement violent et cynique, en conversation avec Dieu, citant des extraits des textes sacrés en même temps qu’il explose les cervelles au calibre 44. Et si ça ne suffisait pas, le Pèlerin cache un passé plus que glauque et ses motivations dans l’accomplissement de Son œuvre pourrait en refroidir plus d’un.
    Le personnage du Pèlerin n’est pas sans rappeler le Saint des Tueurs de Preacher  et on retrouve beaucoup des gimmick d’écriture de Ennis (le poissard absolu et tête de turc du destin, personnage récurrent dans son œuvre).

    Just A Pilgrim, c’est Mad Max

    Just A Pilgrim, c’est Mad Max meet Preacher meet Rob Zombi (version réalisateur). Question originalité, on repassera mais question inventivité dans l’horreur, difficile de faire mieux (ou pire c’est selon).
    Niveau graphique, Carlos Ezquerra s’en sort honorablement et sert le récit correctement sans plus. Je n’ai jamais été fan de son boulot (sur Bloody Mary déjà avec Ennis), on a un peu l’impression d’un Darrick Robertson du pauvre.
    On ne ressort pas indemne de cette lecture, autant le dire franchement. La brutalité de certains passages peut franchement vous amener la nausée. Là où Preacher jouait la carte de l’humour ou du machisme sudiste, rien ne vous sauve de l’horreur glauque de Just A Pilgrim.
    Remarquablement écrit, mené tambour battant, bourré d’idées novatrices sur un sujet plus que rebattu, outrancier comme il se doit pour du Ennis, Just A Pilgrim n’est pas à mettre en toutes les mains.

    Scénario : Garth Ennis
    Dessins et encrage : Carlos Ezquerra
    Parution initiale en 5 numéros de mai à septembre 2001 aux USA chez Black Bull.
    Edition française compilé en un volume en février 2002 chez Semic.

  • les SIG à l'école

    Lourde à mettre en place, notamment en raison de la récolte des données, c'est une démarche pour l'instant réservée aux passionnés de cartographie. Rien n'existe encore clef en main, mais certains éditeurs y travaillent et l'EN a l'ambition de mettre gratuitement à disposition des établissements scolaires des outils cartographiques de base.

    Les SIG auront-ils un intérêt pédagogique généralisable à terme ?

    Certains sont sceptiques étant donné le temps de mise en place, même lorsqu'on disposera de données plus facilement accessibles. Ils mettent en avant la faible "rentabilité" par rapport au temps investi. Mais c'est une façon de donner du sens à la géographie scolaire en la reliant à la géographie qui se fait dans la vie économique. C'est une façon d'impliquer les élèves dans leur environnement local en leur montrant les enjeux des implantations commerciales, en leur montrant les ressorts des prises de décisions des entreprises et des administrations.

    • Exemples
      Ac-strasbourg.fr - Le travail remarquable de Thierry Hatt sur Strasbourg de 1548 à 2000.

    • Ac-dijon.fr - Des travaux remarquables de Jean-Marc Bonnefoy, notamment sur New-York et la ségrégation raciale. Des travaux sont en cours sur la région de Dijon.

    • Ac-montpellier.fr - "Géo LR", géographie de la région Languedoc-Roussillon (certaines données dont les droits n'ont pas été obtenus sont uniquement disponibles sur le cédérom Géo L-R*), par Laurent Cathala (lien cassé sur le site lui-même).

    • http://sgenevois.free.fr/sig.htm - La recherche INRP en didactique en cours de Sylvain Genevois et plusieurs autres enseignants sur Miribel Jonage près de Lyon. Nombreux liens utiles mais pas de documents prévus pour une utilisation en classe.

    • Esri.com - Le site américain d'ESRI est riche de séquences pédagogiques (en anglais) (...)

    D'autres exemples de SIG / cartographie automatique, la distinction est parfois difficile

  • Travailler à l'école avec les SIG

    Qu'est-ce qu'un SIG

    Le S.I.G. (Système d'Information géographique) est l'association automatique de données statistiques à des points et des surfaces géoréférencées. Un SIG inclut donc les fonctions de cartographie automatique qui permettent de représenter automatiquement des séries statistiques, mais il n'est pas que cela.

    Il permet aussi de gérer des couches d'information de natures différentes, en affichant, en superposant ou en croisant plusieurs couches d'information géoréférencées : par exemple une image satellitale, une photographie aérienne verticale, une carte topographique, des cartes administratives, des données INSEE. On peut faire apparaître ou disparaître chaque couche afin de faciliter la mise en corrélation des faits.
    De claires explications sont apportées par le diaporama de l'atelier de cartographie de l'IRD (ex-Orstom) : www.cartographie.ird.fr

     

    Certains  réservent d'ailleurs le terme de SIG à la démarche qui associe un tel logiciel à la collecte, le traitement et le travail sur les données d'information géoréférencées.

  • Traiter les déchets des TIC

    Ces chiffres sont confirmés du côté du groupe ebm qui travaille avec un partenaire qui trie les déchets : 90 % des produits sont triés et ré-aiguillés dans des filières spécialisées. Les 10 % restant (pour l’essentiel du plastique) retombent dans du déchet non trié, c'est-à-dire enfouis.

    durable.JPGL’exemple du groupe EBM est intéressant car comme le rappelle le directeur industriel du groupe, « nous avons organisé historiquement une filière de traitement des produits usagés. La motivation initiale était d’alimenter notre besoin en pièces détachées. » Cette filière s’est aujourd’hui considérablement développée, et 45 % de ce qui est récupéré alimente le marché de l’occasion et l’entreprise pour ses besoins en pièces détachées, tandis que le reste est traité.

    De ce point de vue, la situation est plutôt positive, mais du côté du magazine 60 Millions de Consommateurs, le ton est un peu plus critique. On rappelle ainsi qu’au final ce sont les consommateurs qui paieront. La  directrice de la rédaction, rappelle également que le traitement des D3E ne marche pas si bien que ça en France. «Et quand ça marche c’est parce qu’il y un intérêt économique au bout. » Elle souligne également que le recyclage n’est pas forcément la panacée. « On considérait par exemple il y a quelque années que les farines animales étaient du bon recyclage... »

     Au final, comment faire pour améliorer la situation ? En premier lieu, il est nécessaire de concevoir les produits afin qu’ils soient démontés et recyclés plus facilement. Et comme on le dit  il faut éviter d’envoyer au client des choses inutiles. « Le plus beau déchet est celui qui n’a pas été généré... »