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Internet, TIC et éducation - Page 3

  • si les TIC devenaient bio

    La destruction d’un ordinateur coûte plus cher, si on veut protéger l’environnement, que sa production. Dés lors, on peut s’interroger sur les actions des entreprises, les filières de recyclage existantes et surtout, sur leur efficacité.

     Autant le dire tout de suite, pour les entreprises, l’environnement est avant tout une contrainte. Il y a deux moyens de les faire avancer : les normes gouvernementales et les directives européennes. Ainsi, les deux dernières en date vont limiter l’utilisation des sub-

    stances dangereuses et obliger les producteurs au sens large à assumer complètement le coût du traitement des déchets. Mais malheureusement, la France est comme d’habitude en retard dans la transposition des directives puisque le délai courait normalement jusqu’au 13 août 2004.

     Mais si les instances européennes se penchent sur le sujet, c’est que l’enjeu est important. Quand on sait que les déchets d’équipements électriques ou électroniques (D3E) sont estimés à 4,8 kilos par habitant et par an et que 6 % de ces déchets proviennent des TIC, on comprend mieux l’importance du recyclage de ce type de déchets. On distingue plusieurs types de recyclage : la réutilisation, la « valorisation matière des différents éléments » (coût moyen de dix Euros par ordinateur), et le déchet ultime (100 à 150 Euros la tonne). On arrive à un taux de recyclage de 80 à 90 % lorsque le produit entre dans la filière.

  • vidéo en ligne et développement durable 3

    Un contenu de qualité n'est pas un contenu formaté

    En visionnant ces vidéos le constat est clair, une qualité tv n'est pas nécessaire pour une bonne attractivité. Diversité des contenus et réactivité semblent être les maîtres mots d'un web social qui n'oublie pas qu'il est nécessaire de rendre la parole aux acteurs du terrain.

    On notera que du côté du Dfid (peut-être en raison du rapport privilégié qui unit les deux peuples), la vidéo à l'honneur concerne l'action britannique au Pakistan. Il s'agit d'une intervention sur le terrain du secrétaire d'Etat au développement, Andrew Mitchell.

    Pour l' exemple, sur la même thématique de l'aide au Pakistan, USaid utilise un traitement qui nous semble illustrer parfaitement le retard de l'organisme américain dans le domaine de la vidéo en ligne : musique lancinante, images de qualité télé, aucune interview. L'impression d'urgence est limitée tout comme le rapport au terrain.

    Le Dfid est particulièrement habile dans sa gestion du rapport à l'actualité. Ainsi la vidéo la plus vue avec plus de 15 000 vues, India's 'Slumdog' Millions: A glimpse of life in Bihar's slums, présente la réalité de la vie dans les bidonvilles, mise sous le feu des projecteurs par le film oscarisé Slumdog Millionnaire. Une utilisation de l'actualité paillettes certainement plus intéressante que celle entreprise par le PNUD qui en privilégiant le bling bling des stars du ballon rond comme ambassadeurs de la lutte contre la pauvreté en Haïti, Zidane et Kaka ne semblent pas avoir totalement réussi son opération. Certes, la vidéo a été particulièrement vue (plus de 75 000 fois en 7 mois) et a donc atteint son but de médiatisation mais les commentaires laissés (souvent assez virulents et sans rapport avec le thème) montrent que le nombre de vues ne doit pas être pris comme le critère ultime d'évaluation.

    De fait, les institutions ont sur le web une grande liberté de champs d'action qu'ils ne doivent pas négliger. Les contraintes imposées par la télévision notamment en termes de durée ou de qualité d'image ne sont pas les standards du web. Une caméra à l'épaule, des interviews sur le terrain, peuvent susciter un intérêt important de la part d'internautes en recherche d'authenticité et de témoignage. L'aspect de certaines vidéos peut même aller à l'encontre de son objectif initial apportant une certaine méfiance à l'égard d'une vidéo trop belle pour être autre chose que de la simple communication.

    Par conséquent, il s'agit pour les différents acteurs de l'aide au développement de jouer sur les potentialités offertes par le web.

  • Presse open source

    Philanthropie :

    Google a lancé vendredi un concours mondial « Project10tothe100 », demandant d’ici au 20 octobre au public ses idées pour changer le monde. Les cinq meilleures se partageront  10 millions de dollars.

    Toutes ces initiatives, visant à partager des outils et des contenus, mettent à profit la créativité et les idées de milliers de personnes dans le monde, via des modèles d’affaires innovants (Open source = un intérêt personnel partagé).



    Dans la presse, nous assistons depuis 18 mois à l’ouverture des grands sites de news à des liens tirant vers l’extérieur voir même vers leurs concurrents directs (ex BusinessWeek). Et bien sûr, à l’arrivée dans le jeu du public avec le site nord américain NowPublic ou le Français CitizenSide (où l’AFP est parte prenante), ou encore les multiples développements des grandes sites de news américains à l’image de ireport de CNN ou de sites qui associent le travail des journalistes et la collaboration du public dans la collecte. J’ai même trouvé cette semaine un site proposant aux journalistes des sources pour leurs articles HelpaReporter !    

    “Le grand défi est de trouver le bon équilibre entre la sagesse de la fourle et la sagesse des experts”, resume bien Pim Betist, fondateur de Sellaband.

     En résumé : la tendance me semble être, pour tous, de lâcher un peu de contrôle, pour obtenir beaucoup plus en échange

  • vidéo en ligne et développement durable 2

    En France, l'AFD dernière arrivée sur les plateformes, a d'ores-et-déjà dépassé le nombre de vidéos postées par l'USaid. Pour comprendre ce retard, il faut noter l'importance accordée par l'institution française d'une bonne maitrise de leur production audiovisuelle d'où la présence de nombre de vidéos sur son site. Bien que présente sur Youtube, elle a privilégié Dailymotion notamment en raison de la forte présence de la plateforme sur le web francophone (on notera également la présence de quelques contenus anglophones publiés par le Dfid). Autre particularité, si la plupart des acteurs ont préféré des noms de chaîne faisant explicitement référence à leur organisation, le choix de l'AFD a été tout autre se plaçant dans une logique utilisateur plus qu'émetteur en choisissant comme nom "aideaudeveloppement".

    Tordre le cou à l'idée reçue qu'il faut être court

    La Banque Mondiale présente une grande variété dans la durée des vidéos. Elle voit leur durée s'étendre d'une minute à 2 heures. L'analyse des plus regardées montre d'ailleurs que parmi les 10 vidéos les plus populaires, aucune ne dure moins de 5 minutes. Un joli pied de nez à l'idée qui veut que sur le web les vidéos ne doivent pas excéder les 3 minutes chronos. Mieux, la 3e vidéo la plus vue (plus de 50 000 vues), Science & Technology Entrepreneurs Park - India, s'étend sur près de 15 minutes tandis que la 7e, One Childhood, s'étend sur plus de 30 minutes. Même constat du côté de l'AFD avec des vidéos de plus de 5 minutes trustant les premières places sur Dailymotion

    De fait, il n'y a pas de règles gravées dans le marbre. En moins de 3 minutes elles ont l'avantage d'être percutantes, d'atteindre rapidement leur but, tout en garantissant une certaine viralité. Le film posté par le Dfid à l'occasion de la Journée Mondiale de l'eau en 2009 est un parfait exemple de ce type de vidéo-choc et de son potentiel attractif (3e vidéo la plus vue). De leurs côtés, les plus longues s'adressent à des audiences spécialisées qui souhaitent approfondir leurs connaissances. L'exemple du PNUD est en cela révélateur puisque parmi ces rares vidéos de plus de 6 minutes, on retrouve Kiribati, a climate change reality. Avec près de 110 000 vues, elle se distingue.

  • Netmums, un service d'échange et d'entraide internet entre jeunes mamans

    social et Internet :

    Netmums, un service d'échange et d'entraide entre jeunes mamans. Grâce aux échanges qui s'y tiennent, la communauté met en évidence le fait que les recommandations d'experts (pédiatres, pharmaciens, puéricultrices...) sont mis en concurrence ou carrément contournés par les échanges entre les mamans elles-mêmes.
    Les jeunes mères trouvent dans les discussions qu'elles génèrent elles-mêmes davantage de crédit et de pertinence que dans certains conseils d'experts. Si ce n'est pas vrai pour tous les conseils, cela entraine une réorganisation des fonctions, des attentes, des connaissances...

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    Ainsi, futures mamans et femmes enceintes privilégient les réponses émanant de leurs pairs. Elles sont plus rassurées lorsque 15 autres mamans confirment le choix d'un lait pour leur enfant plutôt que lorsqu'un seul expert prescrit celui-ci. Ou du moins vont-elles chercher la confirmation de la parole de l'expert auprès de leurs pairs.

  • petit entretien sans importance

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